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プロバンス紀行(4) セット ポール・ヴァレリー「海辺の墓地」から

 セットは港町である。無数の帆船がマストをならべている。青い空をカモメが翔んでいる。海は静かに浜辺に波を寄せ、陸地はそれを抱擁し、歓びながら果てしのない対話を繰り返しているのだ。高台では一群の墓石が地中海の陽を浴びて、まるで白亜の家々のごとく威儀をただして並んでいる。海辺の墓地。
 ポール・ヴァレリーはこのセットで生れ、この海辺の墓地で眠っている。海にせりだしたホテル「Sète Port Marine」の後の坂道をあがりきると、そこからすぐに墓場への小さな扉は開かれている。階段を上がっていくとベンチがひとつある。その前がヴァレリーの墓である。豪勢でも簡素でもない。隣のものと変わったところはない。「かれにおいてはすべてめだたない(Tout s'effaçait en lui)。私は「テスト氏」の描写から短い一語をおもいだしていた。日影のおちたベンチに座って土と化した彼を眺めている自分がおかしかった。翌日も同じだったが、左隣の墓石から転がりそうな丸い石に気づいた。そこに子供の落書きのよう印が彫られていた。むかし高名な編集長に自分の原稿を読んでもらったことがある。ヴァレリーの詩に一寸した悪戯をした小説であった。鬼の編集長の笑い声が電話から聞こえた。それは止めどなかった。それを思い出したが、いまはそんな横道にそれている暇はない。
 さっそくこの南仏で生れた詩人の「Le cimetière marin」を紹介してみよう。長い詩であるが、私はこの詩の朗読をセットの丘にある「ポール・ヴァレリー美術館」の一室で聴いた。たゆたう波に揺られ、やさしい風に吹かれるかのような、絶妙な音楽に私は魅了され、その場を立ち去り難かったのを、今でも忘れられない。ヴェルレーヌは言ったではないか。「詩は音楽に限りなく近づく」と。Daniel Mesguichという人のvoixは、まさに音楽であった。

Ce toit tranquille, où marchent des colombes,
Entre les pins palpite, entre les tombes;
Midi le juste y compose de feux
La mer, la mer, toujours recommencée
O récompense après une pensée
Qu'un long regard sur le calme des dieux!

Quel pur travail de fins éclairs consume
Maint diamant d'imperceptible écume,
Et quelle paix semble se concevoir!
Quand sur l'abîme un soleil se repose,
Ouvrages purs d'une éternelle cause,
Le temps scintille et le songe est savoir.

Stable trésor, temple simple à Minerve,
Masse de calme, et visible réserve,
Eau sourcilleuse, Oeil qui gardes en toi
Tant de sommeil sous une voile de flamme,
O mon silence! . . . Édifice dans l'âme,
Mais comble d'or aux mille tuiles, Toit!

Temple du Temps, qu'un seul soupir résume,
À ce point pur je monte et m'accoutume,
Tout entouré de mon regard marin;
Et comme aux dieux mon offrande suprême,
La scintillation sereine sème
Sur l'altitude un dédain souverain.

Comme le fruit se fond en jouissance,
Comme en délice il change son absence
Dans une bouche où sa forme se meurt,
Je hume ici ma future fumée,
Et le ciel chante à l'âme consumée
Le changement des rives en rumeur.

Beau ciel, vrai ciel, regarde-moi qui change!
Après tant d'orgueil, après tant d'étrange
Oisiveté, mais pleine de pouvoir,
Je m'abandonne à ce brillant espace,
Sur les maisons des morts mon ombre passe
Qui m'apprivoise à son frêle mouvoir.

L'âme exposée aux torches du solstice,
Je te soutiens, admirable justice
De la lumière aux armes sans pitié!
Je te tends pure à ta place première,
Regarde-toi! . . . Mais rendre la lumière
Suppose d'ombre une morne moitié.

O pour moi seul, à moi seul, en moi-même,
Auprès d'un coeur, aux sources du poème,
Entre le vide et l'événement pur,
J'attends l'écho de ma grandeur interne,
Amère, sombre, et sonore citerne,
Sonnant dans l'âme un creux toujours futur!

Sais-tu, fausse captive des feuillages,
Golfe mangeur de ces maigres grillages,
Sur mes yeux clos, secrets éblouissants,
Quel corps me traîne à sa fin paresseuse,
Quel front l'attire à cette terre osseuse?
Une étincelle y pense à mes absents.

Fermé, sacré, plein d'un feu sans matière,
Fragment terrestre offert à la lumière,
Ce lieu me plaît, dominé de flambeaux,
Composé d'or, de pierre et d'arbres sombres,
Où tant de marbre est tremblant sur tant d'ombres;
La mer fidèle y dort sur mes tombeaux!

Chienne splendide, écarte l'idolâtre!
Quand solitaire au sourire de pâtre,
Je pais longtemps, moutons mystérieux,
Le blanc troupeau de mes tranquilles tombes,
Éloignes-en les prudentes colombes,
Les songes vains, les anges curieux!

Ici venu, l'avenir est paresse.
L'insecte net gratte la sécheresse;
Tout est brûlé, défait, reçu dans l'air
A je ne sais quelle sévère essence . . .
La vie est vaste, étant ivre d'absence,
Et l'amertume est douce, et l'esprit clair.

Les morts cachés sont bien dans cette terre
Qui les réchauffe et sèche leur mystère.
Midi là-haut, Midi sans mouvement
En soi se pense et convient à soi-même
Tête complète et parfait diadème,
Je suis en toi le secret changement.

Tu n'as que moi pour contenir tes craintes!
Mes repentirs, mes doutes, mes contraintes
Sont le défaut de ton grand diamant! . . .
Mais dans leur nuit toute lourde de marbres,
Un peuple vague aux racines des arbres
A pris déjà ton parti lentement.

Ils ont fondu dans une absence épaisse,
L'argile rouge a bu la blanche espèce,
Le don de vivre a passé dans les fleurs!
Où sont des morts les phrases familières,
L'art personnel, les âmes singulières?
La larve file où se formaient les pleurs.

Les cris aigus des filles chatouillées,
Les yeux, les dents, les paupières mouillées,
Le sein charmant qui joue avec le feu,
Le sang qui brille aux lèvres qui se rendent,
Les derniers dons, les doigts qui les défendent,
Tout va sous terre et rentre dans le jeu!

Et vous, grande âme, espérez-vous un songe
Qui n'aura plus ces couleurs de mensonge
Qu'aux yeux de chair l'onde et l'or font ici?
Chanterez-vous quand serez vaporeuse?
Allez! Tout fuit! Ma présence est poreuse,
La sainte impatience meurt aussi!

Maigre immortalité noire et dorée,
Consolatrice affreusement laurée,
Qui de la mort fais un sein maternel,
Le beau mensonge et la pieuse ruse!
Qui ne connaît, et qui ne les refuse,
Ce crâne vide et ce rire éternel!

Pères profonds, têtes inhabitées,
Qui sous le poids de tant de pelletées,
Êtes la terre et confondez nos pas,
Le vrai rongeur, le ver irréfutable
N'est point pour vous qui dormez sous la table,
Il vit de vie, il ne me quitte pas!

Amour, peut-être, ou de moi-même haine?
Sa dent secrète est de moi si prochaine
Que tous les noms lui peuvent convenir!
Qu'importe! Il voit, il veut, il songe, il touche!
Ma chair lui plaît, et jusque sur ma couche,
À ce vivant je vis d'appartenir!

Zénon! Cruel Zénon! Zénon d'Êlée!
M'as-tu percé de cette flèche ailée
Qui vibre, vole, et qui ne vole pas!
Le son m'enfante et la flèche me tue!
Ah! le soleil . . . Quelle ombre de tortue
Pour l'âme, Achille immobile à grands pas!

Non, non! . . . Debout! Dans l'ère successive!
Brisez, mon corps, cette forme pensive!
Buvez, mon sein, la naissance du vent!
Une fraîcheur, de la mer exhalée,
Me rend mon âme . . . O puissance salée!
Courons à l'onde en rejaillir vivant.

Oui! grande mer de délires douée,
Peau de panthère et chlamyde trouée,
De mille et mille idoles du soleil,
Hydre absolue, ivre de ta chair bleue,
Qui te remords l'étincelante queue
Dans un tumulte au silence pareil

Le vent se lève! . . . il faut tenter de vivre!
L'air immense ouvre et referme mon livre,
La vague en poudre ose jaillir des rocs!
Envolez-vous, pages tout éblouies!
Rompez, vagues! Rompez d'eaux réjouies
Ce toit tranquille où picoraient des focs!


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 ヴァレリー美術館に入ると、すぐに懐かしいアングルの絵に出会い、ヴァレリーのスケッチの数枚と原稿を、そしてモーローが描いたダニエル書(旧約)の美貌のスザンヌの珍しい油絵があった。そして庭にあるレストランで美味しいワインを飲みながら食事をした。墓地のむこうに目をやると青々と海がひろがり、この詩の冒頭のように鳩が群れていた。テスト氏の内心のつぶやき、永遠の素因となる「時間」と「夢」という二つ事柄は、太陽が憩う深淵のうえで閃き智慧となる。
 Singularity? そんなことに驚くことがどこにあるというのだろう。
"Que peut un homme?"

ーこの場所を俺は好む。炎によて見守られ、金と石と 仄暗い樹木によって 構成され、数多くの大理石は 亡霊の上に顫えてい る。忠実な海は われらの墓の上に 眠っている。

 鈴木信太郎の邦訳は旧いが高雅で豁然としてすぐれたものだ。堀口大学にはこの詩の訳はない。24章節に亘る長い詩編に大学の文体では間延びしてしまう懸念があるだろう。それに大学はヴァレリーがサロンのごろつきと呼んだコクトーのほうがお似合いなのだ。
 薄暮のせまる墓地から私は幾度も海を振り返り眺めた。詩人の思念の波は港の岸壁に寄せ、小さい砂浜にその白い裸体をくずし、神秘な秘め事をつぶやいている。

ーゼノンよ、苛酷な辯証のゼノン、エレア派のゼノンよ。汝は 羽根のあるこの矢で 俺を射た。唸りを挙げ、飛んで、飛ばない矢 で射たのだ。矢の音は俺を生み、矢は俺を殺すのだ。ああ、太陽は・・・・ 魂にとつては 何という亀の影か、大股で走って不動 のアキレスは。

 Daniel Mesguichの朗読は急テンポに調子をあげて、詩人の思念の平衡を破るかのように響きわたる。

ーいな、いな・・・・立ち上がれ、継起する時代の中に。わが肉体よ、打ち毀せ、この思考する形態を。わが胸よ、嚥み干せ、風の  生。清新の大気は、海から 湧きあがり、わが魂を俺に返還する・・・・ おお 塩辛い風の力よ。さあ 水に駆け込んで 生き生き  として躍り出さう。

ー吹き起こる・・・・生きねばならぬ。一面に吹き立つ息吹は 本を開き また本を閉じ、浪は粉々になって 巌から迸り出る。飛べ 飛べ、目の眩めいた本の頁よ。打ち砕け、浪よ。欣び踊る水で 打ち砕け、三角の帆の群れていたこの静かな屋根を。

 この詩にはヴァレリーも好んだユイスマン「さかしま」等の象徴主義の沼地から自由となり、前へ進む運動に溢れているのである。私は大空を舞い羽ばたくカモメをみる。杖をつき突堤を先まであるく・・・・。太陽にきらめく海と砂浜に遊ぶいくたりかの男と女、黒人の家族、その子供たちを眺める。そして、朝まだき頃、昏い海を染めてのぼる朝日を窓から撮りつづける。



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DSC06644_convert_20181228173524.jpgポール・ヴァレリーの手(写真)
DSC06591_convert_20190103112910.jpgドミニック・アングル「泉」
DSC06731_convert_20190103112138.jpgグスターヴ・モーロー「スザンヌ」




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仮に「異邦人」としておく。あられもない空想から、科学的「真実」まで、詩、小説、歴史、哲学、政治、経済、趣味等、この世の人事、出来事、万般に、興味を寄せる者の総称とします。

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